Aujourd’hui, je vous invite à découvrir Drymer Parfums, une jolie pépite issue de la Paris Perfume Week 2026 qui avait lieu au Palais Brongniart. Son approche est aussi singulière que Niche… Aux commandes: l’artiste Antoine Coelho. Ce compositeur et parfumeur indépendant explore avec sa marque Drymer le lien direct entre les 2 arts. Le Parfum et la Musique. Sa démarche met en exergue l’influence de la musique dans la lecture du parfum. Le jeune créateur dévoile ainsi deux premiers opus qui en disent déjà beaucoup. Sur lui et sur sa philosophie du parfum. Une invitation à percevoir le noir et le sombre autrement. À l’image d’un savoureux et surprenant écho Outrenoir qui mérite la découverte. À savoir que chaque création parfumée possède sa réciproque en musique.
irrévérencieusement classe par passion
Pour en avoir fait l’expérience en musique durant la Paris Perfume Week, la lecture du parfum se révèle surprenante. Cette dernière enrichit la partition parfumée initiale. Avec notes fantomatiques, possiblement insufflées par notre inconscient. En découle un caractère aussi troublant qu’hypnotique. Avec Amber Club et Carnal Night, Antoine Coelho pousse plus loin sa démarche artistique avec un caractère subversif assumé.


Drymer Parfums / Amber Club ou Le chic d’un club parisien
Amber Club évoque l’élégance nocturne d’un sous-sol parisien, où l’ombre et la lumière s’entrelacent. L’ouverture fraîche du citron vert éclaire un accord rhum–cola aux reflets ambrés. Tandis que des volutes de nicotine se dissipent dans l’air, rappelant l’atmosphère dense et feutrée des clubs d’antan. Au cœur, l’iris se marie à un accord ambré vibrant, soutenu par la profondeur du patchouli et la sensualité du musc. Un parfum comme une invitation à s’asseoir dans un fauteuil pourpre, un verre à la main, entouré du mystère et du chic intemporel de la nuit parisienne.
©DrymerParfums
Caractériel, absolu et étonnamment mature, ce parfum s’amuse dans un fumoir aussi élégant qu’irrévérencieux par passion.
@aurelduff_officiel
Drymer Parfums / Carnal NIght ou l’abandon des corps et l’intensité des sens
Dès l’ouverture, une fraîcheur vibrante d’agrumes et d’eucalyptus évoque la légèreté des premiers baisers, timides et ardents. Le cumin dévoile la moiteur de la peau, rappelant la sensualité brute et animale de l’étreinte. Au cœur, la tubéreuse, fleur narcotique par excellence, déploie sa puissance suave et voluptueuse, avant de s’unir aux notes animales qui marquent la mémoire de la nuit. Un parfum charnel, incandescent, qui capture l’essence même du désir.
©DrymerParfums
Ce parfum incarne une ode à la pulsion, la passion, avec une démarche aussi vaporeuse qu’hypnotique. Presque trop sage mais surtout, terriblement addictif. J’aime particulièrement son côté mature qui joue du plaisir du jeu.
@aurelduff_officiel

Avec ses deux premiers parfums, Antoine Coelho s’amuse de la séduction-répulsion avec une signature olfactive qui semble être identitaire. En musique, ses deux partitions prennent une autre dimension qui mérite amplement la découverte. Petite réserve si vous ne connaissez pas trop les approches de la parfumerie de Niche et contemporaine. Chez Drymer, les parfums sont clivants. On adore ou on déteste. Aussi, d’une peau à l’autre, la partition peut totalement changer, pour le meilleur et pour le pire. Vous êtes prévenus! Pour Luxury Touch c’est validé, et c’est un coup-de-cœur. On vous invite à découvrir cette toute jeune maison fondée en 2026 sur son site internet. Merci à Emmanuelle Varron pour la découverte!







